Un prothésiste travaille de longues heures en posture contrainte, sous loupe, avec des outils rotatifs, au milieu des poussières d'usinage et des vapeurs de résines et de métaux.
Les arrêts viennent surtout des troubles musculo-squelettiques (épaule, poignet, nuque), des troubles de la vision, des affections respiratoires ou cutanées liées aux poussières et aux résines, et des accidents de la main.
La particularité, c'est qu'aucune de ces atteintes n'empêche de « travailler » en général : elles empêchent de faire ce métier-là. D'où l'importance de la définition d'incapacité retenue au contrat.
La clause qui décide de tout. Exigez une définition d'incapacité et d'invalidité appréciée par rapport à votre profession, et non à une capacité de travail générale. Un prothésiste qui ne peut plus tenir une pièce en main ou travailler sous loupe est hors d'état d'exercer, même s'il reste théoriquement apte à un autre emploi. Une clause « toute profession » vide la garantie de son sens dans ce métier.